Montez sur le toit du château !

Montez sur le toit du château !

Le chef de chantier vous explique les défis relevés pour rendre au toit du Château de Roquemartine son étanchéité originelle !

Après avoir travaillé sur l’église Saint-Sauveur puis sur la Tour Orientale, la société Néotravaux en charge de la cristallisation des vestiges du Castellas de Roquemartine s’est attaquée au Château en mars 2024, avec un nouveau défi : rendre à la toiture, recouverte de terre et de végétation, son étanchéité initiale.

Sébastien Lelouard, le chef de chantier, vous explique les modes opératoires mis en œuvre pour :

  • acheminer l’eau, les matériaux nécessaires, sable et chaux, et les engins requis sur le site,
  • échafauder l’aile Ouest du Château,
  • dévégétaliser le toit sur 60 à 80 cm d’épaisseur,
  • hisser les bennots chargés de mortier de chaux,
  • épandre la chape de béton de chaux fibrée et hydrofugée dans la masse
  • assurer un bon écoulement des eaux de pluie par la mise en œuvre de réglets avec des pentes multiples.

La dévégétalisation de l’aile Ouest du Château a permis de mettre à jour un dallage en pierres dont la pente permettait l’écoulement de l’eau du Sud vers le Nord et sa récupération via des rigoles pour alimenter la citerne située en dessous de la sale palatiale.

Les travaux en cours permettent de comprendre comment le propriétaire du Château, le Chevalier Albe de Tarascon, récupérait les eaux de pluie pour alimenter la citerne du château au Moyen-Age.

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Patricia Deronzier, Secrétaire générale de l’association « Les Chemins du Patrimoine » nous partage sa passion pour les pigeonniers. Elle nous avait fait découvrir le pigeonnier du Castellas de Roquemartine le 17 septembre dernier et vous présente dans cet article l’histoire de la domestication des pigeons, le prestige attaché aux pigeonniers, symbole nobiliaire réservé aux seigneurs du Moyen-Âge ainsi que quelques pigeonniers remarquables de Provence.

La domestication du pigeon

La domestication du pigeon est très ancienne, on suppose qu’elle va de pair avec la sédentarisation des peuples nomades, au début de l’agriculture. La plus ancienne représentation d’un pigeon remonte à 4 500 ans avant J.C, en Mésopotamie. Les reliefs assyriens montrent souvent des reproductions de cet oiseau.

Les premiers pigeonniers ont été identifiés en Orient, sous la forme de tour qu’on leur donne encore aujourd’hui. Les Grecs et les Égyptiens élevaient des pigeons. En Égypte,  le pigeonnier de Qotur, composé d’une trentaine de dômes en pisé,  est très impressionnant.

Les romains possédaient de grands pigeonniers appelés colombarium dotés de niches aménagées dans les murs. C’est par analogie que l’on appelle du même nom les édifices mortuaires où l’on place des urnes funéraires.

Les représentations des habitats que l’homme a imaginés pour le pigeon sont nombreuses sur le pourtour méditerranéen. Le cheval et le pigeon sont les seuls animaux domestiques pour lesquels l’homme a érigé des édifices qui sont bien souvent de véritables chefs d’œuvre.

En France, l’élevage du pigeon se développe au Moyen-âge en tant que culture vivrière et sa viande vient compléter une nourriture composée essentiellement de céréales. En 1261, la Maison du Roi de France consommait 400 pigeons par jour et celle de la Reine presque autant.

Le pigeon était élevé non seulement pour sa viande et mais aussi pour sa fiente, également appelée colombine ou guano, qui produisait un riche engrais.

Pigeonnier de Roquemartine
les 1500 boulins du pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Un symbole de prestige réservé aux seigneurs du Moyen-Âge

Vue sur le pigeonnier du Château de Roquemartine
Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine, en contrebas de la muraille du Château. Au loin, le Luberon et le Mont Ventoux

Pigeonnier et colombier sont des synonymes. Antérieurement au XIXe siècle, l’habitation des pigeons était appelée « colombier », de l’ancien nom « coulon » qui signifie pigeon. Le parler moderne a préféré le terme pigeonnier, laissant celui de colombier au langage poétique.

Avant la révolution, l’élevage du pigeon était réservé à la noblesse et aux abbayes. C’est Charlemagne qui fit de l’élevage du pigeon un privilège nobiliaire. Posséder un colombier à pied, c’est-à-dire dont toute la hauteur est garnie de boulins, est alors un privilège qui n’est permis qu’aux seigneurs qui ont haute justice.  Les autres seigneurs ne peuvent jouir du même droit qu’à condition de posséder en plus du fief et de la censive, 100 arpents de terre labourable autour du pigeonnier. (Le cens est la redevance annuelle, foncière et perpétuelle, qui est due par celui qui possède la propriété utile d’un fonds, appelé censive, à celui qui en possède la propriété éminente, appelée seigneurie. Payant le cens, le censitaire est en général roturier, mais il peut aussi être noble ou ecclésiastique. ) Le pigeonnier est alors un symbole de prestige et un signe extérieur de richesse. Les usages ont ensuite beaucoup varié selon les époques et les régions.

En France du Sud (Provence, région toulousaine ou bordelaise), le droit d’avoir des pigeons est accordé à tous ceux qui ont assez de terre autour du pigeonnier pour faire picorer ces oiseaux voraces,  la réglementation en limitant la capacité (poux). Le droit de colombier n’a pas toujours été respecté dans les faits (acquisitions fréquentes par prescription quadragénaire sur les éléments de fiefs divisés, érections par autorisation royale).

L’on trouve au XVIe siècle une multiplication des pigeonniers notamment dans les zones rurales. Leur édification est souvent liée à des  zones de culture des céréales.

La question des colombiers est une de celles qui préoccupent le plus les cahiers de doléances rurales en 1789. Dans la nuit du 4 août 1789, l’Assemblée nationale proclame l’abolition, sans indemnité, de tous les droits dits de « féodalité dominante » dont celui de colombier. Le texte ne préconise pas la destruction des colombiers, ni la disparition pure et simple du droit. Il le démocratise, chacun pouvant désormais avoir jouissance d’un colombier s’il le désire. Les pigeonniers se multiplient dans certaines régions. Toutefois, l’abolition du privilège du droit de colombier entraîna une désaffection pour les grands colombiers, les pigeons devant être enfermés à certaines époques jusqu’à huit mois de l’année et du fait de l’obligation de les nourrir à l’intérieur du colombier.

À la fin du XVIIe siècle, on dénombrait en France 42 000 pigeonniers ou colombiers.      

Les différents types de pigeonniers

Les colombiers peuvent être de formes et de dimensions variées :     

  • Tour ronde
  • Tour carrée
  • Forme octogonale
  • Sur pilotis dans le Sud-Ouest
  • Isolé, attenant aux bâtiments : simple pigeonnier de galetas,
  • Toiture à une, deux, ou quatre pentes, ou conique

Hors pigeonniers seigneuriaux  à pied, qui possèdent  des boulins du sol au toit, il existe dans les zones  rurales françaises des pigeonniers à étage, le rez-de-chaussée hébergeant un âne et le premier étage servant de réserve à grains. La partie haute étant réservée aux pigeons. Le nombre de boulins y est inférieur à celui des pigeonniers à pied.

Pigeonnier du Château Galice à Aix-en-Provence
Pigeonnier du Château Galice à Aix-en-Provence

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

C’est typiquement un pigeonnier à pied : les boulins sont construits du sol au plafond sans étage intermédiaire. Il s’agit donc bien d’un pigeonnier seigneurial. Le seigneur de l’époque était-il haut-justicier ?  Sa porte, en arc de plein cintre permet une datation du XIIIe siècle environ. Il fait partie des très anciens pigeonniers français, comme celui des Baux de Provence.

Le Pigeonnier du Castellas de Roquemartine ne possède plus de toiture ni de charpente. Il est difficile en l’état actuel de savoir comment elles étaient. Les murets pare-vents apparents à l’Est  font penser à une toiture à une seule pente. Il devait exister une grille d’envol pour permettre aux pigeons de sortir du pigeonnier. Les murs sont construits en pierres dans un appareillage apparemment régulier, avec de belles pierres d’angle. On peut distinguer un enduit sur une certaine partie de l’édifice.

Il ne subsiste pas de bande anti-vermine, ni en pierre, ni en carreaux vernissés.  Elle existait certainement, ayant un double but : empêcher les prédateurs (fouines et rats) d’entrer jusqu’aux nids en stoppant leur ascension et rejeter les eaux de pluies en les faisant retomber loin du mur.

Il subsiste un clou ou crochet en fer sur une façade, qui pourrait être le dernier représentant du système d’accrochage de céramique. Ceci n ‘est qu’une supposition compte-tenu de l’ancienneté de l’édifice,  que l’on ne peut comparer avec d’autres pigeonniers plus tardifs.

Conclusion

Parmi les plus beaux pigeonniers de Provence, on peut citer notamment le pigeonnier rupestre des Baux, celui du prieuré d’Ardenne à St Michel l’Observatoire, du prieuré de St Pierre à la Bastide des Jourdans et le pigeonnier de Brue Auriac dans le Var.

Les pigeonniers de  nos campagnes françaises, laissés souvent à l’abandon, disparaissent rapidement.

N’ayant plus à remplir de rôle agronomique (viande fraiche, fumier) ni de rôle social signalant le rang de leur propriétaire, ils conservent un rôle artistique et patrimonial.

Leur architecture très variée montre combien leurs constructeurs ont réussi à allier beauté et utilité. Ils tiennent une place modeste mais certaine dans la construction rurale de nos provinces.

Pigeonnier du Domaine Saint-Antonin
Pigeonnier du Domaine Saint-Antonin, situé sur le Grand Site Sainte-Victoire. De plan carré, il est daté par inscription de 1643.
Pigeonnier du Jas de Puyvert
Pigeonnier, dominant la vallée de la Durance, perché sur la colline du Jas de Puyvert. Il a été construit sur les vestiges du donjon de l’ancien château au XVIIIème siècle
Pigeonnier rupestre des Baux de Provence
Pigeonnier rupestre des Baux de Provence
Pigeonnier de Brue-Auriac dans le Va
Pigeonnier de Brue-Auriac dans le Var, construit vers 1750. © J.F Fuster-FTV
Le Castellas de Roquemartine à l’Elysée !

Le Castellas de Roquemartine à l’Elysée !

Gilles de Becdelièvre et Sébastien Lelouard.

Une exposition photographique, organisée au Palais de l’Elysée à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 2023 a mis à l’honneur 24 projets soutenus par le Loto du patrimoine.

Le Castellas de Roquemartine est l’un des 24 projets sélectionnés parmi les 862 projets soutenus depuis 2018 par le Loto du Patrimoine. Le patrimoine en péril, en cours de restauration ou sauvé de l’oubli, a ainsi été exposé au travers de récits et témoignages de propriétaires, artisans et bénévoles qui ont fait le choix de consacrer leur énergie à sa renaissance.

Gilles de Becdelièvre et son épouse, accompagnés de Sébastien Lelouard, chef de chantier au sein de la société Neotravaux en charge du chantier de restauration du Castellas de Roquemartine, ont été très fiers et heureux de répondre à l’invitation de l’Elysée le 15 septembre 2023.

Parmi les 24 projets sélectionnés pour cette exposition, 5 sont situés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur :

  • Castellas de Roquemartine, Eyguières (Bouches-du-Rhône)
  • Jardins d’Albertas, Bouc-Bel-Air (Bouches-du-Rhône)
  • Abbaye Notre-Dame de Sénanque, Gordes (Vaucluse)
  • Pont Aqueduc de la Canau, Cavaillon (Vaucluse)
  • Abbaye de Lérins, Cannes (Alpes-Maritimes)


Le Président de la République a félicité Stéphane Bern pour le dynamisme de la Mission Patrimoine.

En septembre 2017, le Président de la République avait confié à Stéphane Bern une mission d’identification du patrimoine en péril et de recherche de nouvelles sources de financement pour le restaurer. De cette initiative est né le Loto du patrimoine, dont le produit a été attribué à la Fondation du patrimoine.

Un partenariat a été établi par une convention pluriannuelle entre cette dernière, le ministère de la culture et le groupe FDJ (Française des Jeux) pour organiser cette opération originale.

La ministre de la culture, Rima Abdul-Malak, était présente aux côtés de Stéphane Bern, ainsi que la présidente de FDJ, Stéphane Pallez et Guillaume Poitrinal, Président de la Fondation du Patrimoine.

Stéphane Bern et le Président Macron inaugurent l’exposition.
Stéphane Bern aux côtés de la Ministre de la Culture, de la Présidente du groupe FDJ et du Président de la Fondation du Patrimoine.
Stéphane Bern aux côtés de la Ministre de la Culture, de la Présidente du groupe FDJ et du Président de la Fondation du Patrimoine.

La Mission Patrimoine a révélé l’intérêt du grand public pour la richesse et l’attractivité du patrimoine local.

Elle a suscité l’engouement des Français : plus de 5 500 sites en péril ont ainsi été signalés sur la plateforme participative www.missionbern.fr et des millions de joueurs participent chaque année, en jouant aux jeux de grattage et de tirage « Mission Patrimoine » de FDJ, à la sauvegarde du patrimoine

Pour cette 6e édition, plus de 700 nouveaux projets ont été signalés cette année sur la plateforme www.missionbern.fr.

Sur les plus de 100 projets emblématiques du patrimoine régional – tels que le Castellas de Roquemartine, site emblématique régional 2022 – et plus de 750 sites départementaux, aujourd’hui plus de 500 sites sont d’ores et déjà sauvés ou sur le point de l’être : 260 projets sont terminés et 250 chantiers sont en cours.

3 sources de financement pour la Mission Patrimoine.

  • Ministère de la culture : sur les 230 millions d’euros qui ont permis d’aider les travaux de restauration de l’ensemble des sites retenus depuis l’origine, 73 millions d’euros de crédits du ministère de la culture soutiennent les projets protégés au titre des monuments historiques.
  • Fondation du Patrimoine : 30 millions d’euros de dons, mécénats d’entreprises et ressources propres de la Fondation du Patrimoine ont été affectés aux projets de la Mission Patrimoine
  • FDJ : plus de 125 millions d’euros sont issus des jeux Mission Patrimoine de FDJ.

Un soutien décisif pour la sauvegarde du Castellas de Roquemartine.

Cette exposition a permis aux propriétaires du site de remercier personnellement Madame Stéphane Pallez pour le soutien du groupe FDJ et du Loto du Patrimoine au projet de restauration du Castellas de Roquemartine, projet exaltant mais qui ne vise aucune retombée commerciale et s’avère très lourd financièrement pour la famille Becdelièvre. Le soutien de la Mission Patrimoine, conjugué avec celui de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Provence-Alpes-Côte d’Azur, du Département des Bouches du Rhône et de la Fondation « La Sauvegarde de l’Art Français », a été décisif dans la concrétisation de ce projet et a permis le lancement du chantier, moins d’un an plus tard.

Des hommes pour un projet entre ciel et terre

« Grâce à la Mission Patrimoine, le Castellas de Roquemartine va pouvoir revivre ! Ce château féodal va renaître grâce à la passion des hommes, celle qui animait déjà les bâtisseurs du temps de Saint Louis. Sa restauration est un travail de longue haleine qui démarre par la consolidation de l’église Saint-Sauveur située au pied du château. L’aventure ne fait que commencer ! »

Gilles de Becdelièvre, propriétaire
Guillaume de Laubier, photographe du Castellas
Les lauréats de Provence
Visite du Castellas de Roquemartine le 17 septembre 2023

Visite du Castellas de Roquemartine le 17 septembre 2023

Plus de 100 participants pour la visite du chantier et du pigeonnier de Roquemartine

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Cette journée, organisée en partenariat entre l’association « Les Amis du Castellas de Roquemartine » et l’association « Les Chemins du patrimoine » d’Eyguières, dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine a été un franc succès !

Après un accueil au Mas du Moulin par les présidents des deux associations, Emmanuel de Foresta et Pierre Daussant, 79 personnes ont pu visiter le pigeonnier de Roquemartine sous la conduite de Patricia Deronzier, secrétaire de l’association « Les Chemins du Patrimoine ».

L’après-midi, plus de 100 personnes ont pu visiter le chantier du Castellas par petits-groupes, sous la conduite d’Emmanuel de Foresta et des propriétaires du site présents, Gilles et Hedwige de Becdelièvre.

Le responsable du chantier, Christophe Dugand, de la société Neotravaux, a expliqué aux visiteurs comment était réalisée la réfection complète de la toiture en pierres de taille du chœur pentagonal de l’église Saint-Sauveur, rendue possible grâce au plan de calepinage originel mis à jour lors de la dévégétalisation de l’édifice.

Cette opération particulièrement complexe du fait des cinq pentes du toit, nécessitera pas moins de trois tonnes de pierre de taille.

Les participants, pour la plupart originaires d’Eyguières ou de la région PACA, ont ensuite pu monter admirer le château, où les travaux s’engagent avec la confortation de la tour orientale.

Rendez-vous dans un an pour suivre l’évolution du chantier !

Merci aux bénévoles de nos deux associations et à tous ceux qui ont concouru au succès de cette journée !

« Les visites du pigeonnier, de l’église et du château étaient tellement émouvantes dans ce site si majestueux, merci  beaucoup ! Cela fait tellement plaisir de voir qu’enfin on les protège et les remet en valeur ! « 

« Je tenais simplement à vous remercier pour ce très beau moment. Ce lieu et ces pierres sont passionnants, vous passionnés ! »

Logo Journées européennes du patrimoine 2023

Photographies :

© Sabine de Becdelièvre (17 septembre 2023)

© Guillaume de Laubier – Paris pour la photo du chantier utilisée pour le titre de cet article (juillet 2023)

400.000 euros alloués au Castellas par la Mission Patrimoine !

400.000 euros alloués au Castellas par la Mission Patrimoine !

Le Castellas bénéficiera d’un soutien financier de 400.000 euros en tant que site emblématique de la cinquième édition de la Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril.

Le 17 septembre 2022, plus de 150 personnes étaient présentes pour la visite du Castellas de Roquemartine et la cérémonie officielle d’annonce du montant du soutien financier accordé au Castellas par la Mission Patrimoine présidée par Stéphane BERN.

La Mission Patrimoine, déployée par la Fondation du patrimoine et soutenue par le ministère de la Culture, soutiendra les travaux d’urgence de mise en sécurité des ruines de l’église et du château de Roquemartine, site emblématique 2022 de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

A l’occasion des Journées européennes du patrimoine 2022, FDJ s’est associé à la Fondation du patrimoine pour remettre le 17 septembre ce chèque de soutien au porteur de projet et dévoiler une plaque-souvenir Mission Patrimoine.

« Le Castellas de Roquemartine à Eyguières (Bouches-du-Rhône) fait l’objet d’un soutien financier de 400 000 euros en tant que site emblématique de la cinquième édition de la Mission Patrimoine pour la sauvegarde du patrimoine en péril. »

Communiqué de presse FD du 15 septembre 2022

L’évènement s’est tenu en présence du porteur de projet, des élus, des représentants de FDJ, de la Fondation du patrimoine, de l’Etat et des parties prenantes engagées en faveur de la sauvegarde du patrimoine.

De nombreuses personnalités étaient présentes :

  • la vice-présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Madame Marie-Pierre CALLET
  • le secrétaire général de la sous-préfecture d’Aix-en-Provence, Monsieur David LAMBERT
  • le président du Parc Naturel Régional des Alpilles, Monsieur Jean MANGION
  • le délégué régional de la Fondation du Patrimoine, Monsieur Jean-Claude FOURES
  • le représentant du groupe FDJ (Française des jeux), Monsieur Nicolas DENONFOUX
  • la Maire de Mouriès, Madame Alice ROGGIERO
Madame CALLET, Vice-Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône
  • le Maire d’Eyguières, représentée par Madame Sandrine POZZI, Première adjointe et Madame Sophie ACHARD, responsable Culture, patrimoine et manifestations
  • le Maire de Sénas, représenté par Monsieur Terry CHABERT
  • le délégué régional adjoint de la Demeure Historique, Monsieur Emmanuel de FORESTA, également Président de l’association « Les Amis du Castellas de Roquemartine »
  • la rédactrice en chef de la revue de la Demeure Historique, Madame Florence TRUBERT, Vice-Présidente de l’association.

La visite guidée du site

Après une passionnante visite des vestiges de l’ancienne église et du château de Roquemartine et les prises de parole des personnalités présentes, de Gilles et Hedwige de BECDELIÈVRE, propriétaires et du président de l’Association des Amis du Castellas de Roquemartine, a été révélé le montant de la dotation attribuée au Castellas par la Mission Patrimoine.

La visite s’est faite sous la conduite de Monsieur Nicolas FAUCHERRE, professeur d’histoire de l’art et d’archéologie du Moyen-Age à l’Université d’Aix-Marseille et de Madame Emilie TOMAS, de la société ARKEMINE, opérateur en charge de la fouille archéologique préventive prescrite par le Service Régional d’Archéologie de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur. Madame Anne MAILLOUX, Directrice du Laboratoire d’Archéologie médiévale et moderne UMR7298 de l’Université d’Aix-Marseille était également présente.

400.000 euros attribués au Castellas !

La Mission Patrimoine a remis un chèque symbolique de 400.000 euros aux propriétaires, qui permettra de financer les travaux de cristallisation des vestiges de l’église Saint-Sauveur et du Château. Le montant des travaux dépassant déjà 800.000 euros, la famille propriétaire du site autofinancera 20% de ce coût.

L’après-midi, une centaine de personnes supplémentaires ont pu bénéficier d’un visite guidée du site par des bénévoles de l’association des Amis du Castellas de Roquemartine, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

La presse a relayé l’évènement, par un article dans le journal « La Provence » et un autre, dans « Le Régional« 

Rendez-vous a été donné aux participants pour les prochaines Journées Européennes du Patrimoine, en septembre 2023, pour une visite, non plus du site, mais du chantier !