13’30 pour l’éternité !

13’30 pour l’éternité !

Ce 3 octobre 2025 restera une date à marquer d’une pierre blanche dans nos mémoires ! L’équipe de NEOTRAVAUX vient de poser une croix en pierre au sommet de l’église Saint-Sauveur de Roquemartine. Ce moment fort marque la fin du chantier de restauration du Castellas de Roquemartine, engagée 2 ans et demi plus tôt, en mars 2023.

Imaginez, vous êtes sur le toit de l’église, au sommet de laquelle va être érigée une croix, taillée dans un seul bloc de pierre de Crillon. Elle a été généreusement offerte par la Carrière Sapède qui a fourni les quelque 60 tonnes de pierres nécessaires pour reconstituer la voûte et la couverture de l’église, effondrées depuis 1956.

Ce privilège ne s’offrira plus à personne avant au moins 10 ou 20 ans ! Admirez, face à vous, le sommet des Alpilles et sur votre droite, le Château de Roquemartine, arborant fièrement une fenêtre à meneau fraîchement restaurée !

La pose de cette croix en pierre de 70 kg est une opération délicate ! Pour la soulever et la mettre en place, il va falloir utiliser la grue utilisée pour acheminer depuis le sol les 60 tonnes de pierre de Crillon.

Le site de Roquemartine est particulièrement exposé au mistral. Aussi, pour arrimer solidement la croix sur le toit de l’église, une tige filetée en acier inoxydable a été fichée dans son socle sur plus de 60 cm de profondeur. Un scellement chimique minutieusement préparé assurera l’accroche entre la tige et la croix.

Vient l’instant où chacun retient son souffle : la croix s’élève dans le ciel, soutenue par l’élingue de la grue, puis est délicatement guidée vers son socle par Moustapha, Sébastien et Hugo. Dernière vérification au niveau au bulle de la parfaite horizontalité et verticalité de ses deux branches. Puis c’est l’explosion de joie ! Revivez ce moment unique avec nous !

Merci à l’équipe de NEOTRAVAUX, à tous nos partenaires et à la Carrière Sapède ayant offert la croix en pierre de Crillon !

Seul le soutien financier de de la DRAC PACA et du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CD 13) et celui de la Mission BERN,  déployée par la Fondation du Patrimoine et soutenue par le ministère de la culture et FDJ, a permis cette restauration remarquable qui n’était pas prévue dans le projet initial de cristallisation des vestiges de l’église.

Visitez le Castellas à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine !

Visitez le Castellas à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine !

Les Journées européennes du Patrimoine 2025 auront pour thème le « Patrimoine architectural ».

Le ministère de la Culture a créé en 1984 les Journées européennes du Patrimoine sous le nom de « Journées Portes ouvertes des monuments historiques » . Elles ont pour objectif de montrer au plus grand nombre la richesse extraordinaire de notre patrimoine. Comment ? Au travers de rendez-vous inédits, de visites insolites et d’ouvertures exceptionnelles.

Les propriétaires du site et l’Association des Amis du Castellas vous proposent une visite guidée du chantier de cristallisation des vestiges du château et de l’église de Roquemartine samedi 20 septembre 2025.

Cette visite exceptionnelle figure sur le programme officiel des Journées européennes du Patrimoine 2025.

Profitez de cette occasion unique, car le chantier s’achève ! Venez découvrir la splendide restauration de la fenêtre à meneau du château, datant du Gothique flamboyant et la restitution de la couverture en pierre de l’église Saint-Sauveur.

Vous hésitez encore ? Découvrez dans la vidéo l’ampleur des travaux réalisés depuis l’annonce, le 15 mars 2022, par la Mission Bern de la sélection du Castellas de Roquemartine comme site emblématique régional.

En juin 2024, la Mission Patrimoine, présidée par Stéphane Bern, déployée par la Fondation du Patrimoine, soutenue par le ministère de la culture et FDJ, a décidé de porter à 500 000 Euros le soutien apporté au projet de cristallisation des vestiges du Castellas de Roquemartine, afin de permettre la restitution de la voûte et de la couverture en pierre de l’église.

Merci à tous nos partenaires !

Informations pratiques

Inscription gratuite mais obligatoire sur le site Internet du Castellas

Participation limitée aux 200 premiers inscrits

4 départs de visite vous sont proposés à 10h30, 11h, 14h et 14h30

Prévoir de bonnes chaussures de marche, l’accès au château se faisant par un chemin escarpé.

Le site, perché sur un éperon rocheux, est encore dangereux. Les enfants sont acceptés, sous réserve de rester sous la surveillance permanente de leur parents.

Une clé de voûte en queue de billard !

Une clé de voûte en queue de billard !

Le chef de chantier Sébastien, nous explique la complexité de la restitution de la voûte de l’église Saint-Sauveur.

Ce 21 juin 2025 restera une date clé du chantier : c’est le jour où commence la pose de la clé de voûte !

Une église qui n’est pas d’équerre, c’est mathématique, ça conduit à une clé de voûte en queue de billard, c’est–à-dire qui se rétrécit en s’allongeant.

30 tonnes de pierre de Crillon, il n’en faudra pas moins pour reconstituer cette voûte à deux pans en ogive.

Il a d’abord fallu déblayer toutes les pierres de l’ancienne couverture de l’église, effondrée en 1956, avant d’installer un vau, coffrage en polystyrène, sur l’échafaudage installé dans l’église.

Puis s’attaquer à la pose des assises longitudinales de la voûte sur le vau, en remontant à partir des deux soubassements externes.

Dernier défi technique : assurer le verrouillage des deux pans de voûte en berceau brisé ainsi reconstitués en installant la clé de voûte, soit seize blocs de pierre à déposer délicatement au sommet de l’édifice, à la grue ! Le coulinage des joints à la chaux liquide, à travers les pattes-d’oie taillées sur chaque face des blocs, assure l’étanchéité des maçonneries.

Puis vient le temps de la réalisation de la couverture en dalles de pierre taillées selon le nombre d’or, gage d’une harmonie naturelle et d’une fidélité à l’art des tailleurs de pierres. On utilise un béton de chaux allégé à base de pouzzolane pour remplir l’espace restant entre la voûte et la couverture pour éviter de mettre trop de poids sur les reins de voûte.

Du fait de la configuration de l’église, ses murs Nord et Sud n’étant pas parallèles, il faut rattraper progressivement l’écart de largeur de 5 à 6 cm des pignons Est et Ouest. Ceci requiert de calculer les dimensions des pièces une par une, au millimètre près, en évitant les « coups de sabre » pour assurer l’étanchéité parfaite de la voûte et de la couverture de l’église.

Quelques pierres d’origine ont pu être conservées sur les corniches mais la station prolongée dans la terre des 800 blocs dégagés par NEOTRAVAUX et les intempéries ont eu raison de leurs propriétés mécaniques.

Au total, il faudra beaucoup d’ingéniosité, d’habileté et 4 mois de patience à toute l’équipe en charge de cette restauration pour venir à bout de cet ouvrage.

Coups de sabre, Coulinage, Pince Perdriel, Vau… Tout cet langage technique énigmatique, pour les non initiés, n’aura plus de secret pour vous après visionnage de cette vidéo !

Merci à toute l’équipe de NEOTRAVAUX et à tous nos partenaires !

Seul le soutien financier de de la DRAC PACA et du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône (CD 13) et celui de la Mission BERN,  déployée par la Fondation du Patrimoine et soutenue par le ministère de la culture et FDJ, a permis cette restauration remarquable qui n’était pas prévue dans le projet initial de cristallisation des vestiges de l’église.

Visite du Castellas de Roquemartine le 17 septembre 2023

Visite du Castellas de Roquemartine le 17 septembre 2023

Plus de 100 participants pour la visite du chantier et du pigeonnier de Roquemartine

Le pigeonnier du Castellas de Roquemartine

Cette journée, organisée en partenariat entre l’association « Les Amis du Castellas de Roquemartine » et l’association « Les Chemins du patrimoine » d’Eyguières, dans le cadre des Journées européennes du Patrimoine a été un franc succès !

Après un accueil au Mas du Moulin par les présidents des deux associations, Emmanuel de Foresta et Pierre Daussant, 79 personnes ont pu visiter le pigeonnier de Roquemartine sous la conduite de Patricia Deronzier, secrétaire de l’association « Les Chemins du Patrimoine ».

L’après-midi, plus de 100 personnes ont pu visiter le chantier du Castellas par petits-groupes, sous la conduite d’Emmanuel de Foresta et des propriétaires du site présents, Gilles et Hedwige de Becdelièvre.

Le responsable du chantier, Christophe Dugand, de la société Neotravaux, a expliqué aux visiteurs comment était réalisée la réfection complète de la toiture en pierres de taille du chœur pentagonal de l’église Saint-Sauveur, rendue possible grâce au plan de calepinage originel mis à jour lors de la dévégétalisation de l’édifice.

Cette opération particulièrement complexe du fait des cinq pentes du toit, nécessitera pas moins de trois tonnes de pierre de taille.

Les participants, pour la plupart originaires d’Eyguières ou de la région PACA, ont ensuite pu monter admirer le château, où les travaux s’engagent avec la confortation de la tour orientale.

Rendez-vous dans un an pour suivre l’évolution du chantier !

Merci aux bénévoles de nos deux associations et à tous ceux qui ont concouru au succès de cette journée !

« Les visites du pigeonnier, de l’église et du château étaient tellement émouvantes dans ce site si majestueux, merci  beaucoup ! Cela fait tellement plaisir de voir qu’enfin on les protège et les remet en valeur ! « 

« Je tenais simplement à vous remercier pour ce très beau moment. Ce lieu et ces pierres sont passionnants, vous passionnés ! »

Logo Journées européennes du patrimoine 2023

Photographies :

© Sabine de Becdelièvre (17 septembre 2023)

© Guillaume de Laubier – Paris pour la photo du chantier utilisée pour le titre de cet article (juillet 2023)

Consolidation des décors muraux de l’église

Consolidation des décors muraux de l’église

Une urgence : la consolidation des peintures murales de la nef

3 mois après le début du chantier, il est apparu urgent d’effectuer les consolidations requises sur les peintures de la nef, directement impactées par les travaux à venir.

En effet, la restitution de la couverture de la nef nécessitera le montage d’échafaudages, le maniement de matériaux lourds et l’usage d’eau.

La voûte en berceau brisé de l’église Saint-Sauveur s’est effondrée en 1956, abandonnant le bâtiment aux intempéries et à sa lente dégradation. L’abside a subi de nombreux préjudices avec trois colonnes sur quatre arrachées sur les murs intérieurs et une toiture lacunaire et herborisée.

On observe cependant encore la présence de décors peints qui méritent que l’on s’y attarde, notamment un faux appareillage rouge sur fond blanc dans le chœur et sur les quatre murs de la nef.

Diagnostic de l’état de conservation du décor de faux joints

Il a été demandé à Madame Claire Delhumeau, restauratrice de décors peints diplômée IFROA-INP, de réaliser une rapide étude stratigraphique des décors et d’effectuer les consolidations d’urgence sur les enduits peints.

Ce faux appareillage est un motif décoratif très courant dans les églises durant la période médiévale. Son intérêt n’est pas à négliger car il donne tout son caractère à l’intérieur de l’édifice.

Analyse stratigraphique succincte : 8 couches successives d’enduits ou détrempes

Le décor de faux joints est la 3ème couche revêtant la maçonnerie de moellons, pour les murs, et de pierres de taille (arcs et angles), après un enduit de chaux et sable ocre, jeté-lissé, d’aspect grossier mais en assez bon état de conservation, malgré quelques déplacages ponctuels (1ère couche) et un enduit de chaux et sable gris d’un demi centimètre d’épaisseur environ, présentant des fissures et lacunes importantes (2ème couche).

Au-dessus du décor de faux joints généralisé, avec présence de calligraphie sur le mur Est et d’un décor sur l’arc triomphal, on trouve par endroits un enduit de bouchage ou de ragréage ponctuel (4ème couche), une couche de badigeon en chaux ou plâtre, fragile et lacunaire (5ème couche), préparation supposée à une couche unie orangée (6ème couche), et une dernière couche orangée plus foncée (7ème couche), toutes deux très fragiles, usées et lacunaires. Des bouchages ponctuels d’enduit peu respirant ont enfin été effectués par endroits (8ème couche).

Le décor de faux joints rouges sur fond blanc devait recouvrir initialement toutes les surfaces de la nef, corniche et voûte comprises ainsi que les murs et la voûte du chœur car on trouve des fragments dans toutes ces zones. Les faux joints sont peints à l’ocre rouge sur badigeon de chaux (présence de cordage). L’ensemble est d’une facture peu appliquée tant dans le passage du badigeon, que par le tracé des faux joints, réalisés à main levée avec des mesures très aléatoires.

Etat de conservation du décor de faux joints

La stratigraphie de la couche 3, constitué par le décor de faux joints généralisé, est énigmatique car le mur Est dans sa partie basse (à 2m de haut) présente une superposition de décors sans couche intermédiaire de préparation. Les faux joints reposent sur des éléments calligraphiés de taille importante mais difficiles à déchiffrer. On note la présence de doubles traits horizontaux et verticaux qui pourraient être un faux encadrement. L’enlèvement des couches orangées postérieures permettrait d’avoir plus d’éléments, mais actuellement celles-ci protègent la couche picturale.

On peut observer sur le départ de l’arc triomphal un motif de « pompon » qui s’inscrit dans une frise soulignant l’arc.

Certains faux joints sont plus foncés que d’autres, sans doute plus concentrés en pigment ou moins altérés par les éléments extérieurs. La facture générale du décor montre qu’il a été exécuté rapidement et peut être par plusieurs mains. La présence de ce décor sur le mur occidental prouve que son exécution est contemporaine ou juste postérieure à la transformation du chœur. Mais l’époque de construction du mur Ouest est elle-même difficile à dater.

Mur Nord
Mur Ouest
Mur Sud
Mur Est
Mur Est

Les schémas ci-contre présentent les surfaces de décor de faux appareillage qui demeurent en place.

Le mur occidental est celui dont la surface peinte est la moins lacunaire mais il est le plus touché par la présence de moisissures dues au ruissèlement des eaux de pluie.

Celles-ci sont notables également sur les murs Nord et Sud.

Les enduits peints du mur Est, quant à eux, présentent une grande fragilité d’adhésion au support ce qui explique leur état lacunaire et les nombreuses reprises d’enduit postérieur.

Ils nécessiteront dans l’avenir de nombreuses injections de consolidant.

On peut remarquer la présence des faux joints sur la corniche et sur la voûte. Sur ces zones, le décor repose sur un simple badigeon.

Quelques sondages sonores effectués sur les surfaces peintes de la nef ont permis de constater à quel point les décors sont déplaqués de leur support et donc potentiellement fragiles.

Dessins : © Claire Delhumeau

Observations et interventions réalisées

En prévision des travaux de réfection de la voûte de la nef, des consolidations ont été en priorité effectuées sur les parois de la nef.

Pour ce faire, des solins d’enduit sont posés sur les bords écorchés des enduits peints pour éviter les infiltrations éventuelles d’eau mais aussi pour limiter les fuites de coulis lors des injections de consolidant qui seront pratiquées ultérieurement.

Ces injections de coulis sont faites pour combler les vides et redonner une bonne adhésion des peintures à leur support. L’adhésion des enduits peints au support a été renforcée mais vu l’importance des solins à réaliser, les injections de consolidant n’ont pas encore pu être effectuées.

avant solin
avant solin

Photos : © Claire Dehumeau

avant solin
après solin
après solin
après solin

Cette première intervention, loin d’être exhaustive, a été réalisée in situ pendant cinq jours et constitue un premier pas dans le sauvetage de cet ensemble peint

Zone fragilisée mur Nord après solin
Zone fragilisée mur Nord après solin
Zone fragilisée mur Nord avant solin
Zone fragilisée mur Nord avant solin

Le texte de cet article, les dessins et plusieurs photographies sont extraits du rapport d’étude « Consolidations d’urgence des décors situés dans la nef de l’église st Sauveur du Château de Roquemartine à EYGUIERES (13) » de Madame Claire Delhumeau, août 2023.

Claire Delhumeau collabore souvent avec d’autres artisans du patrimoine bâti sous la houlette d’architectes du patrimoine. Elle réalise des sondages en recherche de décor (archéologie du bâti), intervient dans la conservation de décors in situ, de la consolidation d’enduits peints au refixage des couches picturales. Son travail de restauration permet d’harmoniser et de mettre en valeur des peintures murales, qu’ils s’agissent du traitement coloré des lacunes ou de la réintégration picturale.
Claire Delhumeau a débuté sa formation aux Beaux-Arts d’Aix-en-Provence avant d’intégrer l’école d’Arts appliqués Duperré à Paris, puis l’Institut Français de Restauration des Œuvres d’art devenu Institut National du Patrimoine en 2001, dont elle est diplômée.

L’ancien dallage de l’église réapparaît !

L’ancien dallage de l’église réapparaît !

Grand moment d’émotion partagé entre tous les acteurs du chantier !


La restauration de l’ancienne église de Roquemartine, qui bénéficie notamment du soutien financier de la Fondation de la Sauvegarde de l’Art Français a nécessité, avant d’installer les échafaudages requis pour étayer le chœur, de dégager la végétation et les blocs de voûte effondrés au sol.

Cette première phase a été effectuée par les salariés de la société Néotravaux en charge du chantier, sous surveillance de l’équipe archéologique de la société Arkemine Sarl.

Elle a permis de mettre à jour une partie de l’ancien dallage de l’église, sur environ un mètre de largeur, près de la porte d’entrée et du mur sud de l’église, datant du XV° siècle.

Le dégagement patient, sur 80 cm à 1 mètre de profondeur, des blocs de pierre de taille issus de la voûte effondrée, mêlés à la terre et à la végétation accumulées au fil des ans , a également permis de mettre à jour un baptistère, dont n’émergeait plus que la coquille d’ornement supérieure, ainsi que des éléments mobiliers en pierre et des fragments de pierres tombales.

Conformément à la tradition, l’église abritait vraisemblablement une tombe dans la nef elle-même, près du baptistère.

Dans l’une des chapelle latérale, l’un des descendants des Albe aurait été inhumé, comme le laisse supposer la fresque peinte sur la voûte de cette chapelle.

Ces sépultures ont malheureusement été vandalisées et pillées.

La mise à jour du dallage et de ces éléments archéologiques fut un intense moment d’émotion partagé entre tous les acteurs du chantier, instantanément replongés plusieurs décennies, voire plusieurs siècles en arrière.

Ce dallage sera protégé dans l’attente des décisions à prendre sur son éventuelle restauration.